Escape GameBordeauxPrizonersL’élixir

L’élixir

40% Fouille
20% Manipulation
40% Réflexion
  • Thème
    Histoire | Patrimoine culturel
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👍 Très bien
  • Prix
    16,50 - 36€/joueur
  • Nombre de joueurs
    3 à 6 joueurs

Prizoners est une franchise bien connue des passionnés de jeux d’évasion grandeur nature. Depuis son installation rue Quincampoix à Paris, à l’époque où les escape games n’en étaient qu’à leurs balbutiements dans l’Hexagone, elle a fait des petits un peu partout en France. Notamment à Bordeaux, où Prizoners accueille les joueurs depuis novembre 2017, dans la galerie Tatry du quartier des Chartrons.

Sur son site internet, le complexe s’affiche comme une agence de voyage temporel, ce qui ouvre considérablement le champ des possibles : imaginez l’infinité d’univers et d’époques à explorer ! La room « L’elixir » – qui existe aussi à Montpellier et Grenoble, même si elles ne sont pas strictement identiques – vous propose une virée dans le Bordeaux du XVIe siècle, en pleine guerre de Religion. Son intrigue aborde l’un des gros marqueurs de la culture bordelaise : le vin.

Le scénario

« 1562, première guerre de Religion, des pilleurs protestants s’apprêtent à marcher sur l’exploitation d’un riche vigneron catholique de Bordeaux. Dans la précipitation, celui-ci quitte son domaine et oublie d’emporter avec lui la méthode de production de son précieux vin. Aurez-vous assez de temps pour sauver les secrets de cet élixir de légende ? »

Vous devrez accomplir votre mission en moins d’une heure pour ne pas que ce grand cru disparaisse à tout jamais ! Les joueurs qui ont de la bouteille seront évidemment plus à l’aise, pour autant « L’elixir » n’est pas un escape game d’une grande difficulté. C’est même la plus classique des trois rooms de Prizoners Bordeaux, où vous pouvez aussi découvrir « Chef étoilé » et « Toiles de maîtres ».

Un grand soin a été apporté à la mise en scène de la salle. Les meubles et accessoires se fondent parfaitement dans le décor et nous ramènent bel et bien quelques siècles en arrière. L’apparence des murs a été vieillie, et l’enseigne s’est également judicieusement appuyée sur les parois de pierre d’origine que lui offrait son local.

Un final ludique et une machine qui ne nous rajeunit pas

L’immersion, très bonne, est favorisée par le système de game mastering : pour vous distiller des indices, pas d’écran mais une voix, celle d’Alice, hôtesse de voyage robotique qui vous guidera durant votre mission si nécessaire. Ce système connaît néanmoins une limite : les indices sont préenregistrés, autrement dit s’ils ne vous suffisent pas, cela peut éventuellement s’avérer compliqué. N’hésitez surtout pas à interpeller Alice pour lui demander de l’aide, elle sait par exemple très bien répondre par oui ou non ! Parfois avec un petit délai, certes…

Une grande partie du jeu n’est pas linéaire, plusieurs sous-groupes pourront ainsi se former et avancer parallèlement, ce qui permettra à tout le monde de rester actif. Réflexion et fouille dominent l’aventure, et notamment la fouille visuelle : il faudra parfois être organisé, méthodique et minutieux pour avancer.

Un effort plus important aurait pu être apporté à l’intégration des énigmes au scénario et à la situation dans laquelle il nous plonge : seule la fin du jeu est ancrée dans le concret. Construit autour d’une machine historique et d’un déroulé qui a du sens, ce final ludique est très plaisant. Pendant tout le reste de l’aventure en revanche, il faudra résoudre les différents casse-têtes qui se présenteront à vous sans trop se poser de questions.

« L’élixir » fait partie de ces rooms dans lesquelles votre objectif ne sera pas de vous échapper mais d’accomplir une mission : ce n’est que lorsque vous l’aurez réussie que vous serez libéré du temps… Échouer, c’est empêcher les Bordelais du présent de déguster le grand cru de ce riche vigneron chez qui vous partirez en infiltration !