Escape GameGrenobleAu Fil du DédaleMeurtre à La Nouvelle-Orléans

Meurtre à La Nouvelle-Orléans

35% Fouille
25% Manipulation
40% Réflexion
  • Thème
    Enquête | Explorateur
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    Assez bien
  • Prix
    16,50 - 29,50€/joueur
  • Nombre de joueurs
    2 à 6 joueurs

L’enseigne d’escape game Au Fil du Dédale s’est installée dans le centre de Grenoble en juin 2017, à moins de dix minutes à pied de la gare. Lors de notre passage dans la capitale iséroise, le complexe proposait deux rooms : « Cambriolage au musée » et « Meurtre à La Nouvelle-Orléans ».

« Meurtre à La Nouvelle-Orléans » est une salle au gameplay original : c’est une vraie enquête de police qui vous attend, un Cluedo grandeur nature !

Le scénario

« Nouvelle-Orléans, 1992. Vous êtes membres de la police scientifique. Le légiste vient d’emmener le corps de la défunte, seule votre équipe de la police scientifique reste sur les lieux pour investiguer. Les circonstances de la mort de la victime étant bien mystérieuses, le FBI a décidé de prendre en charge l’enquête. Arriverez-vous à résoudre le meurtre avant leur arrivée ? »

Règle numéro 1 quand on part enquêter sur le terrain ? Ne jamais négliger son équipement. On ne se balade pas sur une scène de crime comme on arpente les rayons d’un supermarché : nous entrons dans l’appartement de la défunte élégamment vêtus d’un brassard de police et de surchaussures, indispensables pour ne pas détériorer d’éventuels indices… Dans notre mallette de détective, on compte aussi des lampes de poche et… un rapport de police à compléter, bien sûr ! Car dans une heure nous devrons rendre des comptes à notre supérieur hiérarchique – comprenez notre game master –, un homme parfaitement dans son rôle.

Oubliez vos réflexes de joueurs aguerris

Dans cet escape game, ne vous attendez pas à voir des cadenas dans tous les coins : vous allez pénétrer dans l’appartement d’une personne lambda et il est tout à fait logique que la plupart de ses affaires ne soient pas sous clé. Dès le début de la partie, vous aurez ainsi accès à la majorité des éléments indispensables pour mener votre enquête à bien. Évidemment, tout ne sera pas utile… Cela pourra déconcerter bon nombre de joueurs habitués de l’escape game : il faudra oublier ses réflexes et garder en tête ses objectifs plutôt que de chercher à résoudre des énigmes coûte que coûte.

Vous entrerez dans la salle avec beaucoup d’interrogations sur ce meurtre, et vos investigations devront y répondre. Pour cela, la clé sera de remonter rigoureusement le fil du scénario. Le jeu proposé par Au Fil du Dédale fonctionne très bien et ceux qui aiment le Cluedo et les films d’enquête seront dans leur élément. Les rois de la fouille devraient eux aussi s’y retrouver : de petits objets d’une grande importance sont dissimulés un peu partout, soyez minutieux et attentifs ! La majeure partie de votre heure devrait néanmoins être dédiée à la réflexion.

Un Cluedo qui prend un tournant intriguant

« Meurtre à La Nouvelle-Orléans » n’est pas une aventure plan-plan et sans surprises : quelques imprévus animeront votre partie et la rendront plus intéressante encore. L’enquête prendra tôt ou tard un intriguant tournant…

Le système de game mastering est parfaitement intégré au scénario : votre supérieur hiérarchique sera disponible pour vous aiguiller si besoin. Vous aurez affaire à un maître du jeu dynamique et réactif, qui pourra intervenir de différentes manières. L’enseigne a également pensé à intégrer quelques stimuli déclenchables à distance, qui serviront à attirer votre attention si nécessaire, sans que vous vous sentiez pour autant aidé. Une technique appréciable car elle permet de limiter les interventions du game master et de fluidifier le jeu.

Le seul point sur lequel nous n’avons pas été entièrement convaincus est le décor. Les différentes facettes de l’appartement de la défunte font l’affaire, mais ils manquent un peu de finitions et auraient pu être plus crédibles encore. On sent aussi que la room a souffert du passage de joueurs brutaux, ce qui enlève une partie du plaisir lorsqu’on la découvre. L’immersion reste néanmoins assez bonne et, avec un peu d’imagination, on peut toujours se dire que c’est la personne assassinée qui ne prenait pas soin de ses effets personnels…