Escape GameParisOne HourL’abattoir

L’abattoir

30% Fouille
45% Manipulation
25% Réflexion
  • Thème
    Horreur | Paranormal
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👌 Parfait
  • Prix
    22 - 50€/joueur
  • Nombre de joueurs
    2 à 5 joueurs

One Hour a investi deux locaux dans le 11e arrondissement de Paris. Le premier à Charonne, depuis octobre 2015, où deux escape games attendent les joueurs. Le second à Voltaire, dès octobre 2018, où trois rooms sont prévues à terme. L’enseigne a notamment bâti sa réputation sur son game mastering très immersif et original – preuve en est son sacre aux Escape Game Awards, catégorie meilleurs game masters, en 2016 et 2017.

One Hour ne compte plus les équipes qui, au sein de ses murs, sont passés du rire aux larmes. Et il ne s’agit pas simplement d’une expression… Nous avons déjà vu des joueurs se marrer dans « Very Bad Night » ; d’autres pleurer dans « Lost Asylum », une des salles les plus flippantes de la capitale, haut placée dans notre top des meilleurs escape games de Paris.

« L’abattoir », qui signe une entrée fracassante dans notre classement des must-do, est lui aussi à ranger dans la catégories larmes et sueurs froides… « Attention, cette salle est basée sur une thématique horreur, des éléments du jeu peuvent surprendre ou effrayer », alerte l’enseigne. Vous voilà prévenu : qui pénètre dans l’abattoir de Voltaire se jette dans la gueule du loup…

Le scénario

« Cela fait depuis quelques semaines que la police mène des investigations sans succès sur de mystérieuses disparitions à Paris. Différentes sources vous amènent à enquêter sur l’abattoir de Voltaire, cet étrange lieu abandonné où on a retrouvé des sacs Cadaveroo… Cette fois-ci, One Hour change les règles, vous ne devrez pas fuir d’un endroit mais d’une personne ! Votre objectif ? Survivre à l’abattoir de Voltaire poursuivi par l’effroyable boucher. Monté sur fond de slasher movie, l’abattoir mettra à rude épreuve votre sang-froid. Si vous ne voulez pas être les prochaines victimes à passer entre les mains de notre boucher sadique, il vous faudra être plus malin que lui… »

S’il n’y avait qu’une phrase à retenir de ce scénario ? « Vous ne devrez pas fuir d’un endroit mais d’une personne. » C’est la principale originalité de cette salle. Ce n’est pas qu’une idée couchée sur du papier, c’est littéralement ce que vous vivrez et ressentirez pendant soixante minutes. Cet objectif, peu habituel dans un escape game, vous poussera à réaliser des actions tout aussi inhabituelles, qui vont parfois même à l’encontre du principe d’un jeu d’évasion classique. Cette caractéristique suffit à elle seule à en faire une room complètement à part dans le paysage parisien.

Le boucher incarnera votre pire cauchemar

Dans « Lost Asylum », les équipes entrent sans trop savoir où elles mettent les pieds ni par qui le danger arrivera. Dans « L’abattoir », le postulat de départ est au contraire clair dès les premières secondes : un personnage hantera votre esprit, vous l’identifierez très vite et prierez alors pour ne pas tomber nez à nez avec lui. Le boucher incarnera votre pire cauchemar… Une fois de plus à One Hour, l’expérience repose en grande partie sur l’implication et la « performance » de votre game master, pour qui l’heure de jeu ne sera pas de tout repos !

La rubrique presse du site web de One Hour résume parfaitement l’esprit de cette room : « Notre objectif est de faire peur au joueur et de le perdre dans un dédale sans issue. » C’est exactement ce que l’on a éprouvé pendant notre partie, et on comprend mieux pourquoi l’enseigne mentionne le genre du « slasher movie » dans son scénario :

  • Vous vous retrouverez sous le joug d’un sadique qui n’a pas fini de jouer avec vous, dont vous chercherez coûte que coûte à vous protéger.
  • Mais vous serez également pris au piège d’un lieu machiavéliquement agencé, dans lequel il est facile de tourner en rond…

Humour et malice dans le jeu

Les décors, hyper réalistes, ainsi que la scénographie, millimétrée, mettront bientôt à mal votre lucidité et brouilleront votre cerveau, laissant vos réflexes primaires prendre le relais. Il ne s’agira alors plus d’un banal jeu mais d’une question de survie…

Paradoxalement, tout n’est pas sombre dans « L’abattoir ». Les créateurs ont fait preuve de malice et ont subtilement injecté de l’humour dans leur jeu, dans la mise en scène et les situations provoquées. Avec un peu de recul, celui ou celle qui parviendra à oublier sa peur pourra même rire de bon cœur à quelques reprises, comme ce fut notre cas.

Ce slasher movie et le serial-killer avec qui vous serez aux prises sont peu communs, puisqu’ils exigeront bien sûr que vous résolviez des énigmes… Elles sont parfois parfaitement intégrées au scénario, à d’autres moments plus étonnantes au vu de la situation dans laquelle vous serez projeté. Mais, après tout, le boucher dictera son jeu et fera de vous ses pantins, à partir de ce préalable tout peut être justifié.

Une fin qui s’adapte au niveau des équipes

Le jeu est très bien rythmé. Fouille et observation y occupent une place raisonnable. Une énigme en particulier vous demandera méthode et rigueur, ce qui sera loin d’être évident dans un tel contexte, mais la grande majorité des étapes seront avant tout validées grâce à des manipulations. Peu de cadenas se mettront en travers de votre chemin.

À noter que la fin du jeu s’adapte à la progression des équipes. Tous les joueurs ne vivront ainsi pas exactement la même expérience. Si vous manquez de temps, la fin n° 1 s’offrira à vous, elle va droit au but. Si votre team a été rapide et efficace, elle découvrira l’issue n° 2 et aura ainsi l’occasion de résoudre quelques énigmes supplémentaires, de remplir d’autres achievements. Enfin, si « L’abattoir » vous a donné énormément de fil à retordre, l’enseigne vous permettra de vivre une fin d’aventure allégée. L’objectif de One Hour ? Éviter de frustrer les joueurs et faire en sorte qu’ils profitent de la salle pendant une heure ou presque, quel que soit leur niveau. « Vu le nom de notre enseigne, on y tient », concluaient les fondateurs lors de notre visite.

Tremblez, le boucher de Voltaire est à vos trousses… et ça va durer One Hour !