Escape GameParisVictory Escape GameArthur : la quête du Graal

Arthur : la quête du Graal

40% Fouille
40% Manipulation
20% Réflexion
  • Thème
    Histoire | Patrimoine culturel
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    Bien
  • Prix
    20 - 32€/joueur
  • Nombre de joueurs
    3 à 12 joueurs (sur 2 salles)

Victory Escape Game fut le quatorzième établissement à proposer des jeux d’évasion grandeur nature à Paris, dès juillet 2015. L’enseigne compte aujourd’hui deux locaux, un dans le 9e arrondissement, un dans le 3e. Si Victory Escape Game a commencé par importer des salles de Budapest créées par Mindquest, elle propose désormais des créations originales.

Disponible en deux exemplaires, la room « Arthur : la quête du Graal » a remplacé un scénario promotionnel pour la marque Old El Paso en septembre 2018.

Nous débarquons rue des Gravilliers, dans le 3e arrondissement. Composée de fans de « Kaamelott », notre équipe déboule en clamant des répliques de Perceval, dont le mythique « Si Joseph d’Arimathie a pas été trop con, vous pouvez être sûr que le Graal c’est un bocal à anchois ». Dialogue qui prend tout son sens ce soir-là, alors que nous partons à la recherche du calice sacré…

Le scénario

« Preux chevaliers ! Le roi Arthur et son armée ont été attaqués ! Le Saint Graal, objet culte de la quête des chevaliers de la Table ronde, a été dérobé. Le royaume a besoin de vous pour le retrouver. Sans cela, le roi ne pourra pas rétablir la paix et la prospérité dans sa contrée. Attention, la route ne sera pas sans embûche et il faudra se montrer ingénieux. »

« Arthur : la quête du Graal » a malheureusement peiné à nous convaincre car nous avons eu l’impression de passer plus de temps à tourner en rond sans trop savoir quoi chercher, qu’à manipuler des éléments et résoudre des énigmes. Ainsi, cette salle pourra vous donner du fil à retordre non pas parce que les casse-têtes sont compliqués – au contraire, et d’ailleurs il y en a peu –, mais parce que la fouille, visuelle comme physique, vous mobilisera du début à la fin. Nous qualifierions cette fouille de coriace tant nous avons eu le sentiment, à quelques reprises, de chercher une aiguille dans une botte de foin. Pas forcément très amusant et même assez frustrant.

« Mon frère, quand on lui explique un machin technique, il s’évanouit »

Le jeu est donc plutôt accaparé par la fouille mais aussi par les manipulations, et demande peu de réflexion. Un style qui conviendrait parfaitement à Kadoc, le frangin de Karadoc : « Mon frère, il peut pas aller à l’école. Quand on lui explique un machin technique, il s’évanouit. »

La room de Victory Escape Game ne contient pas de cadenas, elle est construite autour de mécanismes majoritairement électroniques. Lors de notre partie, l’un d’eux s’est malheureusement montré capricieux, et un autre s’est déclenché sans que l’on ait eu l’impression de faire quoi que ce soit. Ce genre de désagréments peut arriver et nous espérons que l’équipe prendra soin de rectifier cela.

Dans « Arthur : la quête du Graal », les énigmes ne sautent pas aux yeux, ce qui est un très bon point pour l’immersion. Mais le pendant négatif de ce constat, dans ce cas précis, est qu’il est souvent peu évident de comprendre quoi chercher et quoi faire. Le jeu ne nous a en effet pas semblé très intuitif.

« Le Graal, c’est une vraie saloperie »

Cela est d’autant plus dommage que l’immersion est bonne et que l’on prend plaisir à progresser dans le décor – une des pièces de la room est particulièrement jolie. Le scénario ne perd jamais de vue les légendes arthuriennes, et la bande-son qui accompagnera votre aventure, elle, est travaillée. On y trouve également quelques bonnes idées, notamment le décompte du temps, assez original. Le système qui vous délivrera des indices a aussi été intégré au décor d’une manière élégante et appropriée.

Même si l’énigme qui permet d’y accéder nous a paru peu adaptée, l’action finale est très sympa. Et puis, si tout se passe bien, vous aurez le plaisir de vous emparer du Graal, ce qui n’est pas donné à tout le monde ! Nous l’avons trouvé et, devinez quoi ?! Il ne s’agit pas d’un bocal à anchois. Nous revint alors en mémoire une autre citation de Perceval : « Le Graal, c’est une vraie saloperie, méfiez-vous. Un jour c’est un vase, une semaine après une pierre incandescente. Incandescente, c’est : qui peut accaparer des objets sans resurgir sur autrui. » C’est pas faux.