Escape GameParisPhobiaLes disparus

Les disparus

25% Fouille
40% Manipulation
35% Réflexion
  • Thème
    Horreur | Paranormal
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👌 Parfait
  • Prix
    20 - 60€/joueur
  • Nombre de joueurs
    2 à 5 joueurs

Depuis son emménagement dans le 13e arrondissement de Paris, en avril 2017, l’enseigne d’escape game Phobia nous a habitués au meilleur : jeux fluides, décors soignés, immersion excellente, mécanismes amusants voire bluffants… Les trois premières rooms du complexe autrefois connu sous le nom de Claustrophobia, « Da Vinci », « Houdini » et « Loft 13 », ne nous avaient pas déçus. Disponible depuis avril 2018, « Les disparus », deuxième scénario horreur de Phobia, ne nous a pas déçus non plus. Au contraire : cette salle fait son entrée dans notre top 10 des meilleurs escape games de Paris.

Le scénario

« En 1924, la mystérieuse disparition de la famille Morel défraye la chronique. Malgré les soupçons qui pèsent sur un tueur en série de la région, la police classe l’affaire faute de preuves… jusqu’à l’intervention, plus de 80 ans après, de votre équipe de détectives spécialisés dans les crimes non résolus. Ensemble, vous aurez pour mission de découvrir la vérité sur cette histoire. »

« C’est vous, les policiers spécialistes des crimes non résolus ? » L’homme au blouson de cuir qui s’adresse à nous vient de débouler dans l’espace d’accueil. Il nous emmène devant ce qui ressemble à la porte d’une maison et nous explique notre mission. Il ne sort jamais de son rôle de flic sérieux et, l’air de rien, commence à nous faire monter en pression…

Se persuader qu’on est en sécurité

L’entrée dans la room est assez impressionnante. La pièce est immense, sombre et inquiétante. Avec deux lampes-tempête seulement pour quatre joueurs, on ne fait pas les malins… Il s’agit d’un vieil appartement très réaliste : sa superficie, son agencement, le cachet de son mobilier et l’apparence de ses murs en attestent.

En règle générale, le premier réflexe de notre équipe est de se disperser dans la salle à la recherche d’indices. Ce soir-là, bizarrement, on n’a pas forcément envie de se balader chacun dans son coin et quelques minutes passent avant que l’on se mette à fouiller activement. Le temps de nous accoutumer à l’obscurité et à la bande-son morbide, de nous persuader qu’on est en sécurité, que rien ne va nous arriver… Il faut évidemment être très naïf pour croire cela.

Le festival des jump scares

Sachez-le : Phobia ne va pas vous lâcher d’une semelle pendant 60 minutes ! Ce sera un peu le festival des jump scares. Disséminés dans toute la room, une dizaine d’effets bien placés n’attendent que d’être activés… Ces effets sont souvent assez simples, mais ils fonctionnent parfaitement et permettent de maintenir un niveau de tension constant pendant toute la durée du jeu. Ils sont parfois très subtils et succincts : il faudra être bien placé pour en profiter, ou, au contraire, se tenir en retrait pour être sûr de ne pas vivre ce moment où on a envie de courir en appelant sa mère (notez que ça reste valable même si elle est présente dans la room).

Le temps des révélations

Comme toujours avec Phobia, « Les disparus » est essentiellement composé de manipulations. Vous ne trouverez d’ailleurs qu’un seul cadenas dans cette salle. Toutes les énigmes et les actions s’enchaînent bien, la room est fluide, linéaire, ses énigmes sont claires et on ne perd jamais le fil. A quelques reprises, le jeu impose des temps calmes : il sera nécessaire de vous poser, de réfléchir et de retrouver vos moyens si vous les avez perdus en cours de route.

Notre seul petit bémol concerne un casse-tête difficilement justifiable étant donné le scénario, qui, en plus, pourra être laborieux si vous ne connaissez rien au sujet qu’il aborde. Il est placé à un instant de tension maximale, alors que nous sommes dans une disposition telle que nous n’avons pas forcément envie de nous pencher sur ce genre de problèmes – c’est du moins notre ressenti. Mais ce détail n’atténue en rien la qualité de la salle : on l’oublie bien vite et on demande à voir la suite, pressé de connaître le fin mot de l’histoire.

Car « Les disparus » est la première room de Phobia qui développe une intrigue. Tout au long de l’heure, on s’interroge, on cherche à comprendre. Avis aux apprentis Sherlock : il s’agit d’une room horrifique et non d’un scénario d’enquête type Cluedo. Autrement dit, vous aurez du mal à saisir par vous-même ce qu’il s’est déroulé dans cette maison en 1924, et ce n’est pas ce que cherche Phobia. Patience ! Le temps des révélations arrivera à point nommé, quand vous vous y attendrez le moins…

Des indices à la demande

Toutes les escape rooms de l’enseigne parisienne sont équipées d’un bouton sur lequel appuyer si vous pensez avoir besoin d’un indice. Un système que l’on peut regretter car il n’est pas toujours évident d’estimer si on est très en retard ou à l’inverse très en avance. Cela dit, il est possible de s’échapper des « Disparus » sans aide : nous n’en avons pas eu besoin, ce qui est rarement notre cas. Celui ou celle qui donnera de la voix pour vous aiguiller le cas échéant est un personnage intégré au scénario.

A vous de remonter le temps et d’aller explorer la maison de la famille Morel ! Il paraît que tous les flics qui y sont entrés ont fini à l’asile, mais c’est une autre histoire…